La rétrospective Soulages ne me semble pas rendre service à son auteur.
L’exposition est parfaitement installée, tout est clean, beau, grand et décoratif.
Les premières peintures montrent un geste raide, emprunté,sans envergure
La suite fait penser à un système , ou la beauté seule de la matière (un noir
Évoquant le goudron des routes après le passage de la goudronneuse)
Se suffit à elle même, les entailles ou balayages divers et répétitifs n’évoquent pas
La blessure ou la recherche de la lumière (même si c’est le cas)
Mais une gamme d’enduits differents proposés aux maçons.
Sous « prétexte d’une ascèse », on ne trouve aucune invention ou
Risque dans cette peinture, recherche du noir, que beaucoup d’autres peintres
Ont abordé sans s’y cantonner avec une beaucoup plus grande créativité,
(Rauschenberg,De
Kooning, Franz Kline, Hartung etc. ...
Ou avec une rigueur indemne de toute anecdote :
Stella, Ad Reinhardt, Rothko.
N’étant pas "critique d’art" ce ne sont que quelques sensations ressenties au sortir
De cette exposition, donc parfaitement partiales et personnelles…
Pour éclairage visuel voici d’autres peintres ayant abordé le noir ;
À vous de voir.
Soulages 1955
Poliakoff
Rauschenberg 1951
De Kooning 1959
Hartung 1955
Franz Kline 1956
Soulages 2000
Frank Stella
Ad Reinhardt
Rothko
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