Charles Baudelaire est le premier, en 1859, à évoquer l’existence dans L’atelier de Boudin de « plusieurs centaines d’études au pastel improvisées En face de la mer et du ciel », les qualifiant de « prodigieuses magies de l’air et de l’eau
». Quant à Gustave Courbet, compagnon de peinture, il s’exclame: « Vous êtes un séraphin. Il n’y a que vous qui connaissiez le ciel ». Eugène Boudin a peint les yeux
Rivés vers le ciel, obnubilé par les changements atmosphériques et la course
Des nuages au dessus des plages Normandes. Certaines de ses esquisses, au début
Comme à la fin de sa carrière,se concentrent sur ce seul élément Dont il cherche à traduire tout à la fois la poésie, La majesté et l’évanescence.