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Mardi 20 février 2007



L'image « http://www.lambiek.net/artists/f/forton_louis/forton_l_pieds.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

Avec Croquignol et Ribouldingue.
par Philippe CHARPENTIER publié dans : fables et contes
Mercredi 24 janvier 2007


Encore une fable d'actualité!


Le Milan et le Rossignol

Après que le Milan, manifeste voleur,
Eut répandu l'alarme en tout le voisinage
Et fait crier sur lui les enfants du village,
Un Rossignol tomba dans ses mains, par malheur.
Le héraut du Printemps lui demande la vie :
Aussi bien que manger en qui n'a que le son ?
Ecoutez plutôt ma chanson ;
Je vous raconterai Térée et son envie.
- Qui, Térée ? est-ce un mets propre pour les Milans ?
- Non pas ; c'était un Roi dont les feux violents
Me firent ressentir leur ardeur criminelle :
Je m'en vais vous en dire une chanson si belle
Qu'elle vous ravira : mon chant plaît à chacun.
Le Milan alors lui réplique :
Vraiment, nous voici bien : lorsque je suis à jeun,
Tu me viens parler de musique.
- J'en parle bien aux rois.- Quand un roi te prendra,
Tu peux lui conter ces merveilles.
Pour un milan, il s'en rira :
Ventre affamé n'a point d'oreilles.


.
par Philippe CHARPENTIER publié dans : fables et contes
Mercredi 24 janvier 2007

La grenouille qui se veut faire aussi grosse que le boeuf

Une grenouille vit un boeuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s'étend, et s'enfle, et se travaille,
Pour égaler l'animal en grosseur,
Disant : "Regardez bien, ma soeur ;
Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ?
- Nenni. - M'y voici donc ? - Point du tout. - M'y voilà ?
- Vous n'en approchez point.". La chétive pécore
S'enfla si bien qu'elle creva.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages.


.
par Philippe CHARPENTIER publié dans : fables et contes
Mercredi 24 janvier 2007

 

 

Le Loup et l'Agneau

La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l'allons montrer tout à l'heure.
Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d'une onde pure.
Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
- Sire, répond l'Agneau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu'elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d'Elle,
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
- Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l'an passé.
- Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ?
Reprit l'Agneau, je tette encor ma mère.
- Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
- Je n'en ai point. - C'est donc quelqu'un des tiens :
Car vous ne m'épargnez guère,
Vous, vos bergers, et vos chiens.
On me l'a dit : il faut que je me venge.
Là-dessus, au fond des forêts
Le Loup l'emporte, et puis le mange,
Sans autre forme de procès.


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par Philippe CHARPENTIER publié dans : fables et contes
Mercredi 24 janvier 2007

Comme aujourd'hui il n'y a pas de photos à cause d'un bug
Profitons en pour relire quelques fables de La Fontaine .

Votre Maître ( moi ) vous propose aujourd'hui


Le rat de ville et le rat des champs


Autrefois le Rat de ville
Invita le Rat des champs,
D'une façon fort civile,
A des reliefs d'Ortolans.

Sur un tapis de Turquie
Le couvert se trouva mis:
Je laisse à penser la vie
Que firent ces deux amis.

Le régal fut fort honnête :
Rien ne manquait au festin ;
Mais quelqu'un trouble la fête
Pendant qu'ils étaient en train.

A la porte de la salle
Ils entendirent du bruit.
Le Rat de ville détale ;
Son camarade le suit.

Le bruit cesse, on se retire ;
Rats en campagne aussitôt ;
Et le citadin de dire :
" Achevons tout notre rôt ;

— C'est assez, dit le Rustique,
Demain vous viendrez chez moi ;
Ce n'est pas que je me pique
De tous vos festins de Roi.

Mais rien ne vient m'interrompre :
Je mange tout à loisir.
Adieu donc ; fi du plaisir
Que la crainte peut corrompre ! "


La Fontaine, Fables (1, 9).

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par Philippe CHARPENTIER publié dans : fables et contes
 
 
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