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Auteur de romans policiers, Pierre Siniac ( 1928/2002) se distingue par un goût
pour les histoires criminelles au dénouement surprenant et paradoxal,
l'humour rabelaisien et la description d'une vie provinciale inquiétante.
Ses descriptions du « milieu » montrent des personnages qui ne sont
le plus souvent ni des exemples de bravoure, ni d'intelligence, ni d'honnêteté.
On peut citer parmi ses œuvres Femmes blafardes, Vampir's club (également connu
sous le titre Aime le maudit), Des Perles aux cochonnes et Le Tourbillon. Il est aussi le
créateur de la série Luj Inferman'. Il a notamment été édité dans la Série noire et dans
la collection Rivages/Noir.
Fait notoire, Pierre Siniac a reçu en 1981 le Grand prix de littérature policière pour
trois ouvrages : L’Unijambiste de la côte 284, Reflets changeants sur mare de
sang
(deux recueils de nouvelles) et Aime le Maudit.
Il est mort en mars 2002. Ses voisins ne l'ont réalisé qu'un mois plus tard, quand ils
ont senti l'odeur. Les pompiers sont entrés le 11 avril dans l'appartement, pour découvrir
le corps en état de décomposition avancée. Une mort absurde, comme dans ses romans.
(wikipedia)
voir cet excellent article:
Pour moi, le polar – j’aime de moins en moins ce terme, trop galvaudé aujourd’hui, ils l’emploient même à la télé, il y a quelques années on crachait encore dessus, nous les gardiens du genre nous n’aurions pas dû laisser ce nom aller traîner dans les mains de n’importe qui… Bref – ce petit mouvement d’humeur passé, je reprends : Pour moi, le polar c’est un rêve d’enfance – l’enfance où tout se joue – car les premiers romans (ou nouvelles) que j’ai lus – avant Balzac, avant Gogol, Marcel Aymé, Céline et tous les autres grands, avant même les BD années trente – c’était des romans dits policiers, les bouquins de la collection L’Empreinte (à la couverture fascinante !), les " A ne pas lire la nuit " et tous les autres, y compris certains titres de petites collections à deux ronds.
Gamin, je rêvais sur Pierre Very, sur Steeman, Edgar Poe, les Simenon " Fayard ", etc, tous ces géants, toujours inégalés, je pense – les pionniers - , et je les dévorais. De mon point de vue, ce genre littéraire doit demeurer une évasion, une part de rêve, un dépaysement ; tant pour l’auteur que pour le lecteur. C’est vrai que pour raconter de telles histoires ce n’est pas une mince affaire, il faut foutre ses tripes sur le papier, rien à voir avec le roman gnian-gnian dit " roman nombril ", lui sans danger. (Et un petit coup de pied en vache en passant !). Une part de rêve. Cela dit, je pense que ce type de roman doit certes comporter un coté réaliste, mais seulement en toile de fond. Là-dessus peut être greffée une histoire baroque (mais toujours difficile à construire). Il existe des lecteurs pour ce type de récits…) (Un bel exemple : les nouvelles de Marcel Aymé, celles de Gogol !) Ce genre littéraire est donc pour moi un rêve d’enfance qui se poursuit, j’écris aujourd’hui un roman ou une nouvelle avec autant de plaisir, la même passion que pour mon premier ouvrage (le premier " roman " concocté à l’age de dix ans). L’écriture d’un ours terminée il faut lâcher tout ça ! C’est toujours pour moi un moment de tristesse – le beau voyage est fini ! – lorsque, même à bout de souffle, il faut inscrire le mot " fin " sur le manus. Comme lorsque, enfant, je regardais le cirque plier ses tentes et pousser ses fauves dans un camion. La fête est finie ! C’est ça, pour moi, l’écriture d’un polar. Et on attend avec impatience la visite de la Muse qui vous remettra le billet pour un nouveau voyage…
Et pourquoi cette préférence pour le genre noir ? Dès mon jeune age j’avais déjà une prédilection pour les films noirs américains, les histoires de crapules, j’étais même en admiration devant le docteur Crespi ! Le méchant – c’est le personnage essentiel du roman noir – parle beaucoup plus, me semble-t-il, à l’imagination que ne peut le faire le " gentil "… Et puis il y a la phrase de François Mauriac, elle illustre bien ce genre, phrase selon laquelle les âmes boueuses ont une histoire… alors que les âmes propres, ma foi… Songeons aussi à Balzac. Cet écrivain, pour beaucoup de ses livres, peut entrer dans le panthéon du roman noir, lui qui, mieux que personne, et avec quelle maestria ! a disséqué la scélératesse humaine !
Alors, tous au polar ! Et retroussons nos manches, nous les petits génies… dérangeants, car on a tendance à éviter de trop parler de nous… Ferions nous peur ? On ne nous met pas trop sous les éclairages… nous restons au fond de la classe, près du radiateur… Tant mieux. Est-ce que ce magicien, le marionnettiste, se montre ? Voyons ! S’il le faisait, ça foutrait tout en l’air !
Pierre Siniac
Courrier daté du 14 décembre 2001
Moi qui n'aime pas tellement le roman noir français à part JP Manchette
Et quelque autres , je l'ai découvert à la médiathèque de l'institut français
De Marrakech et j'ai beaucoup aimé , je n'ai pas décroché de sa lecture
Le peu d'heures qui me restaient après des journées de labeur harassant
Composées de peintures, voyages, oursins, rencontres ,golf, peoples,
Pontes , huiles et autres homards.
Je vous en conseille donc la lecture , ça changera des merdes de best sellers
A la mode comme millenium et autres Dan Brown !!!!!!!!