Samedi 13 octobre 2007
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Gustave Courbet
10 juin 1819 à Ornans, Doubs - 31 décembre 1877
à La Tour-de-Peilz Suisse
Né en Franche-Comté, région à laquelle il restera fidèle,
Courbet apprend à peindre au Louvre et, personnage narcissique,
se consacre d'abord en grande partie à une série d?autoportraits
où se manifeste sa fierté d'artiste
(L?Homme à la ceinture de cuir, 1845).
Influencé par les peintres hollandais du XVIIe siècle,
Courbet leur emprunte le réalisme dans
la représentation de scènes de la vie quotidienne
des paysans de son village natal : Un Enterrement à Ornans
déchaîne la critique du Salon de 1850 par l'exaltation
de la banalité et de la médiocrité de la vie érigées au rang d?Histoire.
Le public est choqué par la « laideur », voire
l'indécence de certains modèles (Les Baigneuses, 1853).
Abandonnant ensuite les sujets paysans, le peintre
s'attaque à un projet ambitieux de peinture allégorique
dans L'Atelier , Allégorie réelle (1855), présenté
dans le « Pavillon du Réalisme » qu'il fait construire avec
panache en marge de l'Exposition universelle.
Artiste conscient de son talent, Courbet s'impose comme chef
de file de la nouvelle école réaliste, mais sait aussi dépeindre
un certain onirisme, notamment dans ses paysages (La Vague, 1869),
ou une brûlante sensualité (Les Amies, 1866).
Engagé dans la Commune de Paris en 1870,
Courbet est ensuite emprisonné et doit s'exiler
en Suisse où il finit ses jours.
"Soyons vrais même si nous sommes laids !"
Gustave Courbet
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Publié dans : Histoires de Peinture
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Par Philippe CHARPENTIER